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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 10:13

 

Cri du coeur

 

 

Une étoile dans le soir

Scintille élégamment

Laisse une trace en filant

Un voeux, une chose désirée

Loin de toute réalité

Je reste là en rêvant

 

Submergé par le passé

Je refais mon histoire

Hors des règles du temps

Je laisse les évènements

M'enlacer doucement

Dans mes souvenirs d'enfant

 

Simplement le désir

De renouer avec le temps

Simplement le souhait

De revivre les bons moments

 

Une larme vient se dessiner

Sous mes yeux rougis

Par la douleur de l'instant

La douce pensée d'une amie

Serrée contre moi

Et me voilà souriant

 

Un doux visage dans la nuit

Dessiné rapidement

Balayé par le vent

Une étoile de son brillant

Me guide à travers le temps

Bousculant le présent

 

Simplement le désir

De renouer avec le temps

Simplement le souhait

De revivre les bons moments

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 09:33

Le Bonheur est un paradoxe,



Tantôt il faut être un peu égoïste et penser à soi,

Tantôt il faut savoir donner et aller vers l'autre,

Tantôt ces deux réalités sont mêlées,

 

 

Chaque Homme est unique, Son Bonheur l'est aussi,

Trouver le Bonheur, c'est trouver Son Bonheur,

Le Bonheur de l'un n'est pas celui de l'autre,

Le Bonheur appartient à celui qui le vit,



La magie du Bonheur est de nous aider à surmonter les maux de la vie,



Le Bonheur est ressenti, il est sensation, il est émotion,

Le Bonheur est l'essence de la vie,

Le Bonheur est un état d'esprit,



Il n'a d'éphémère que les instants que l'on veut bien lui prêter,

Le Bonheur puise ses sources dans le temps,

Passé, présent, futur sont autant de richesses pour celui qui le cherche,

Celui qui trouve le Bonheur l'acquière pour la vie.

 



Sébastien Pouvreau

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 14:45

Toi l'écolo

 

Je me balade sur la plage, parmi le sable les coquillages

Quelques pas décontractés, l'allure parfaite du vacancier

La Baule les Pins ses citadins, tous ces bourgeois bien pomponnés

Ça fait parti du décor, blanc bleu marine sur fond doré

 

Je lève le nez de mes doigts de pieds, coup d'œil à gauche sur l'eau salée

Coup d'œil à droite quel désespoir, des murs partout des baies vitrées

J'fais l'180 degré, je cherche une faille un bout d'verdure

Rien à faire, j'n'ai pas trouvé, il n'y a qu'du béton armé

 

Et pourtant, je me demande, qui je suis ce que je fais pour changer ça

J'suis en vacances, à Pornichet, en thalasso et à l'hôtel

Vue sur le sable doré

 

Quelques minutes à marcher, je tombe sur un panneau danger

Deux secondes de réflexion, je vois une buse d'évacuation

Là j'suis vraiment dégoûté, de voir que les eaux usées

Traversent la plage jusqu'à la mer, dire que les gosses jouent à côté

 

Je suis vraiment remonté, prêt à prendre la plume le papier

A dénoncer tout ce carnage, renforcé par l'actualité

J'pense à Nicolas Hulot, aux politiques qu'il faut secouer

Au monde qui attend mes enfants, si nos œillères restent accrochés

 

 

Et pourtant, je me demande, qui je suis ce que je fais pour changer ça

J'suis en vacances, à Pornichet, en thalasso et à l'hôtel

Vue sur le sable doré

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 14:21

Bye Bye

 

 

 

Il y a des gens qui m’exaspèrent

Pour qui je n’ai pas grand amour

De toute façon je suis rancunier

Je ne compte pas leur brosser les pieds

Quand il arrive qu’on se moque de moi

Croyez-moi ça n’arrive qu’une fois

Je ne tarde pas à prendre mon pied

Quand vient mon tour d’ébouillanter

 

Alors je dis bye bye

Tchao et au revoir

Poussez-vous de là

Que je reprenne ma liberté

Mais juste un petit truc

Avant de m’éclipser

Je vous réserve un ricochet

Je ne vais pas vous ménager

 

J’ai essuyé quelques revers

Les échecs se sont cumulés

Je n’en veux pas au monde entier

Je n’suis pas anti-société

Mais parfois quand je prends le temps

De regarder au fond des choses

Y a des visages se succédant

Qui me hantent depuis très longtemps

 

***

Perdez pas d’temps à m’inviter

Faire semblant d’avoir oublié

L’hypocrisie à ses limites

Moi aussi je l’ai pratiquée

J’ai appris au cours des années

Qu’il ne fallait pas s’laisser manger

Ne tentez pas de réparer

Je n’ai pas le cœur à pardonner

 

***

Après avoir récompensé

Celui qui m’a bien lapidé

Moi je choisis un autre train

Et j’oublie bien vite le train train

Je croiserai sans doute sur ma route

D’autres gens mal intentionnés

Maintenant je sais comment faire

Pour avant tout me satisfaire

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 14:16

L’Homme de la Guerre

 

De part les temps et les frontières

Il y a toujours eu des guerres

De religion, de territoires

Mais avant tout pour le pouvoir

Des millions d’hommes sont morts au front

D’autres ont péri dans leurs maisons

Des larmes de sang ont coulé

Pour quelques hommes assoiffés

 

Il est curieux de regarder

Dans notre monde si évolué

Qu’on se tue et qu’on se déchire

Des peuples entiers qu’on laisse périr

Pourquoi l’Homme si intelligent

Continue – t’il à se détruire

La raison serait-elle si simple

Que celle d’un intérêt certain

 

Quand on voit les technologies

Tous nos hommes de diplomatie

On peut s’étonner d’encore voir

Que des conflits sont sans espoir

Guerres et argent font bon ménage

Certains y trouvent bon présage

Et laissent des gamins l’arme en main

Pour eux ils ne valent presque rien

 

Une mitrailleuse ou un enfant

La balance tangue maladroitement

Et combien de litre de sang

Faut-il pour un baril d’Or Noir

Economie ou paix des peuples

Lorsque l’on a soif de pouvoir

Bêtise humaine et corruption

Ont le dessus sur la raison

 

Pauvres de vous bêtes humaines

De l’objet de vos tentations

Un jour sous d’autres horizons

Vous récolterez le fruit de la haine

Que les visages de tous ces Hommes

Mourrant pour le destin d’un homme

Viennent vous hanter dans vos rêves

Une longue guerre sans trêve

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 14:12

 

Alice au Pays des Grèves

 

Si j’étais écrivains, que je devais parler de la France

J’écrirais un bouquin moqueur sur la société et ses mœurs

Je parlerais d’Alice qui après toutes les merveilles

En 2èmeépisode arrive au pays des grèves

 

Par un jour de septembre, elle croiserait un instituteur

Qui fâché des nouvelles réformes annoncerait la date de piquet

Et puis y a bien sûr le facteur qui malgré toutes ses RTT

Sa facture téléphone gratuite, se plaindrait des privilégiés

 

Peut-être qu’avec un peu de chance elle rencontrerait Olivier

Qui militerait pour 2000 balles comme salaire de smicar

Elle verraient sans doute en chemin un homme qui conduit un p’tit train

Et qui lui dirait comment emmerder tous les vacanciers

 

Evidemment il n’s’rait pas l’seul, ses potes de la RATP

Et n’oublions surtout pas ceux qui passent leur temps à prendre l’Air

Y’aurait aussi un lycéen qui pour sécher pendant des jours

Prétendrait qu’il va faire la grève pour soutenir la terre entière

 

J’aurais sans doute un peu de mal à tout rentrer dans ce bouquin

Mais pourquoi pas faire plusieurs Tomes, un par année durant 100 ans

Car même si le président change y’aura toujours des mécontents

L’ problème c’est qu’on retrouvera les mêmes à toujours invoquer la grève

 

Car tout bon français qui s’respecte n’porte plus le béret la baguette

Préfère tenir une belle pancarte et se plaindre des avatars

J’ai bien peur qu’Alice s’y perdrait qu’elle resterait coincée dans ce monde

Car ceux qui liraient ce bouquin voudraient ma tête ça c’est certains

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 14:07

Cellulose

 

C’était un d’ces matins de septembre

Quand les brumes se répandent

Pas une larme de vent

Juste le bruit du torrent

 

J’entends quelques voix au loin

Sans doute l’agriculteur du coin

Les cloches du village voisin

Il est 7 heures du matin

 

Sans doute les mômes vont se lever

L’école a dû recommencer

C’est une journée ordinaire

Moi j’me contente de prendre l’air

 

Une main se pose sur moi

Je sens alors mon cœur qui bat

J’suis incapable de m’retourner

Seule ma chevelure a tréssaillé

 

Un souffle rauque monte jusqu’à moi

Une demi-seconde de silence

Je sens une lame qui se plante

Et tout mon corps qui tremble

 

J’entends un jeune oiseau qui pleure

On dirait qu’il vient de prendre peur

Je regarde juste en bas

Il est à mon pied ici –bas

 

Aurais-je déjà atteint l’âge

Celui où l’on devient cendres

C’est vrai l’hiver est sur le pas

L’heure est donc venue de descendre

 

Je n’t’en veux pas mon jeune ami

J’ai déjà cent années de vie

J’ai vécu des tonnes de choses

Les vents la pluie et le beau temps

 

Des amoureux sont venus s’embrasser

Tout en bas, assis à mon pied

Sur ma peau ils ont écrits

Une somme pour une longue vie

 

Alors vas-y reprends ta hache

Je veux bien encore te servir

Si ce n’est pour le paysage

Transforme –moi en bois d’chauffage

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 11:24

NOUVELLE

 

L'amour dans l'âme

 

Mes yeux peinent à ouvrir. La lueur du jour à travers les volets vient rompre un sommeil léger. Pourtant, je ne fais pas un geste. Rien ne bouge. Je sens dans mon dos la chaleur d'un corps qui m'enveloppe. C'est vrai ! Elle est là ! Je sens sa jambe qui glisse lentement. Quelle douceur ! Dans mon cou, juste un souffle chaud. Elle dort. Son odeur. J'avais presque oublié ce parfum qui la veille au soir m'avait enivré. Un instant je referme les yeux.

 

Elle avait sonné à ma porte juste avant le dîner. Je n'attendais personne. J'avais été surpris de la voir là. « Je te croyais à Paris ». Elle était vêtue d'une petite robe de mousseline noire. Ses longs cheveux bruns reposaient délicatement sur ses épaules et venaient mourir dans son dos. Elle tenait son petit sac entre ses mains croisées. Ses jambes toutes fines prolongeaient ce corps vers lequel plus d'un passant se serait retourné. Elle me regardait fixement. Quelle intensité ! Ses cils ne vacillaient pas. Son regard brillant laissait percevoir une émotion intense. J'étais tout à coup comme envouté. « Je..je ». Son sac venait de tomber sur le sol. Ses deux bras étaient venu se glisser autour de mon cou. Sa chevelure effleurait mon visage quand je sentis ses lèvres passer sur ma joue jusqu'à rejoindre les miennes. Je ne m'y attendais pas. Mais j'en avais tellement rêvé. Avait-elle enfin ressenti ce que j'éprouvais pour elle? J'étais si triste de la voir partir pour Paris. Elle devait y faire ses études. Sans doute on ne se reverrait jamais. La vie sépare parfois les chemins. Mais elle était là. Quelques minutes étaient passées. Nous avions lentement fait quelques pas. J'avais refermé ma porte. Elle s'y était adossée. Je l'embrassai. Pas un mot. Juste des regards. Juste des caresses. Cette sublime lenteur nous avait conduit jusqu'à ma chambre. Nous nous étions allongés. Je ne me souviens que de la moiteur de nos corps enlacés.

 

Lentement je me mets sur le dos. Je ne veux pas la réveiller. Je tourne ma tête vers elle. Quelle visage paisible! Elle dort. Ses lèvres si délicates qui la veille m'avaient ensorcelé sont légèrement ouvertes. Les draps un peu retirés laisse entrevoir les courbes de son corps. Elle est si belle. Je n'ai pas encore eu le temps de le lui dire. Tout est allé si vite malgré tout ce temps passé. Je suis impatient qu'elle se réveille. Qu'allons-nous nous raconter ? Que va-t-on se dire ? C'était si facile sans les mots.

 

Je décide de me lever. Je veux que cette magie continue. Un petit déjeuner sur la terrasse ensoleillée devrait prolonger cet instants de bonheur. Je la vois déjà venir s'asseoir sur la chaise, en face de moi, enveloppée dans le drap blanc de mon lit. « Vite, vite, réveille-toi ! » Non, pas tout de suite. Je dois avant tout lui préparer cette jolie tablée. Je réussis à m'extirper du lit. Elle dort. Encore. Café. Sucre. Croissants ! Aille ! Je m'habille vite, sans faire de bruit. Je file chez le boulanger. C'est à deux minutes à pied. J'ai le temps de la surprendre.

 

Des gestes doux et délicats. Il ne faut pas que je la réveille. Je tourne la clef lentement dans la serrure tout en appuyant légèrement sur le montant de la porte d'entrée. Autant éviter le CLAC habituel, si familier, mais qui ferait sursauter n'importe quelle personne dans son sommeil. Un cambrioleur devrait d'abord m'endormir avec un gaz asphyxiant pour entrer chez moi. Cette porte peut être une sécurité mais là, c'est une calamité. Bon, elle ne grince pas, c'est toujours ça ! Pour refermer, même rituel en tirant sur la poignée et en la soulevant lentement. Voilà ! Ouf ! Je descends du troisième au deuxième en chaussettes et sur la pointe des pieds. Ma petite surprise mérite encore un peu de prudence. Il n'est pas rare d'entendre les voisins qui sortent de chez eux dans ces vieux immeubles des années 20. Les marches en bois grinces à chaque pas. Le bruit des talons résonnent dans la cage d'escalier. Je m'assieds sur la première marche qui mène au premier étage. Je lace mes chaussures et c'est parti. Me voilà enfin devant la porte de l'immeuble. Les rayons du soleil viennent frapper les deux vitres rectangulaires aux angles biseautés. A travers, je vois l'ombre des passants sur le trottoir. Des barreaux en acier teinté de noir jouxtent chaque face vitrée de cette porte. La poignée hexagonale, centrée sur le bois vieilli de la porte attire mon œil. Qui est cet individu dont le visage s'y reflète ? Cheveux ébouriffés, barbe mal rasée, de petites fossettes au coin des lèvres qui laissent entrevoir un sourire... J'étais tellement différent hier soir avant de la voir sur le palier de ma porte. Déprimé. Résigné. En quelques heures, ma vie vient de basculer. J'attrape la poignée, tire la porte vers moi, passe sur le trottoir et prends bien soin de ne pas la claquer. Prudence jusqu'au bout. Je pointe mon regard vers le bout de la rue. Une ligne droite. Elle me paraît bien longue tout à coup. Ensuite la rue de droite, l'autre en face et la boulangerie sera la troisième vitrine de l'autre côté de la route. Moi qui ne suis pas un grand fanatique de sport, je me retrouve en train de courir à grandes enjambées. Tout ce que mon professeur de sport du lycée me demandait de faire et qui me paraissait si fastidieux devenait tout à coup d'une simplicité.

 

J'arrive devant la boulangerie. Je ne me rappelle pas avoir croisé un seul passant, entendu une voiture klaxonner, vu un camion en double file en train de décharger...rien de ce quotidien qui rythme ma vie habituellement. Comment suis-je arrivé là ? Le temps d'une pensée et … C'est ça, une pensée ! Pas n'importe laquelle. Mes idées étaient restées accrochées à l'image de cette jeune femme couchée dans mon lit. Il y avait une telle magie dans cette réalité que plus rien autour de moi n'avait pris corps durant ce trajet.

 

Je pousse la porte vitrée. Ding dong. « Bonjour Monsieur ». Je suis emporté par d'agréables odeurs de viennoiseries toutes chaudes. Croissants. Pains au chocolat. Mmmmh ! « Bonjour. 2 pains au chocolat, 2 croissants et une baguette s'il vous plaît ». La boulangère attrape un petit sac en papier de dessous son comptoir. D'un petit geste, elle le secoue. Il s'ouvre dans un léger bruissement. A mesure qu'elle y dépose les viennoiseries, le sac devient transparent de leur beurre. Quelques tâches bien agréables se dessinent. Trois tours de mains pour le fermer. « Cela fera cinq euros trente cinq monsieur, s'il vous plaît ». J'ai déjà ouvert mon porte feuilles et suis en train de chercher ma monnaie. « Voilà ». « Merci Monsieur, je vous souhaite une très bonne journée ». « Merci, vous aussi ». Je ressors de la boulangerie.

 

Ça y est ! Tout est réuni pour réussir ma surprise. Je vais regagner mon appartement. Entrer tout en délicatesse. Surtout, pas de bruit, elle doit encore dormir. Je vais installer la table sur la terrasse, préparer le café. Un sucre, si elle n'a pas changé ses habitudes. Et je n'aurai plus qu'à la réveiller d'une légère caresse sur ses joues si délicates. J'aurai auparavant entre-ouvert les volets. Un rayon de soleil viendra illuminer la chambre et se poser sur le lit. Elle tournera alors sa tête vers moi. Ses cheveux glisseront dans son cou. Je devine déjà son sourire. Elle viendra poser sa tête sur moi. Sans doute me dira -t-elle quelque chose. Quoi ? Peu importe.

 

« Arrête de rêvasser imbécile ! . Le temps s'écoule et tu es toujours devant la boulangerie ». Je sers le sac empli de viennoiseries dans ma main droite et me mets à courir.

 

Je sens quelque chose qui coule de mon oreille. Quelle est cette chaleur qui chauffe mon visage ? Mes yeux sont fermés ! Je dors ? Je rêvais ? Je n'arrive pas à bouger ma main droite pour me frotter les yeux. Où est le sac de viennoiseries que je serrais si fort ? Tout doucement, une lumière aveuglante perce à travers mes paupières. Le ciel ! Mais, pourquoi suis-je allongé sur le sol ? Le visage d'un homme vient cacher le bleu du ciel. « Monsieur, monsieur, répondez-moi, monsieur ». J'entends le bruit d'un moteur de voiture. J'ai l'impression qu'elle est juste là, à côté de moi. Je suis étendu sur la route. Je tourne légèrement ma tête. La boulangerie est juste là, devant moi. La boulangère me regarde du pas de sa porte. Aurais-je oublié quelque chose ? Non, elle semble terrorisée, sa main devant sa bouche qui décrit un cercle. Elle paraît horrifiée. Ma joue est humide. Mais qu'elle est ce liquide rouge qui ruisselle le long du trottoir ? Mon oreille me fait mal. Pourquoi ne suis-je pas dans mon appartement ? Mon appartement ! La boulangerie ! La route ! Ma belle ! « Monsieur, vous m'entendez ? Restez éveillé, on va s'occuper de vous, les sec..............rivent ».

 

Tout me revient à la mémoire. Je suis sorti de la boulangerie. Je me suis mis à courir. Je suis là. Il y avait la route à traverser. La route. Les voitures. Quel imbécile ! J'étais trop pressé de rentrer. J'ai dû être renversé. Je ne sens plus mes jambes, ni mes bras d'ailleurs. Que se passe-t-il ? J'ai froid. « Aidez-moi à me relever bon sang, aidez-moi ! » On dirait que personne ne m'entend. J'ai du mal à respirer. Ma bouche, fermée. Je ne parle pas, les gens ne peuvent pas m'entendre ! Je suis comme paralysé. Elle va se réveiller. Il faut que je bouge. Vite. Il n'est pas trop tard pour lui préparer le petit déjeuner. Je suis figé. Non ! Pas maintenant ! Mon bonheur trouvé d'hier soir s'envolerait-il déjà ? Elle va m'attendre. Que va-t-elle penser si elle ne me voit pas à son réveil? Je ne suis pas parti, je reviens. J'ai de plus en plus froid. Je donnerais tant pour la serrer dans mes bras. Tant. Un baisé comme dans les contes et tout rentrerait dans l'ordre. Elle va se réveiller, me chercher du regard. Elle va m'appeler. M'appeler ! Mon téléphone portable ? Où est-il ? Je ne l'ai pas avec moi. Il est resté sur la table du salon. Elle va s'inquiéter. Elle ne va pas comprendre cette absence. Je n'ai pas laisser de mot sur la table bien-entendu. C'est une surprise. Et si elle prenait cela comme une invitation à sortir de ma vie. C'était juste pour un soir ! Non reste ! Je t'aime ! Elle va faire le tour de la maison, penser que je joue à cache cache avec elle comme le font les amoureux qui se taquinent. Elle ira sur la terrasse. Je n'y serai pas. Elle ne peut même pas me voir de là-haut, les immeubles nous masquent l'un à l'autre. Si je pouvais les effacer pour lui faire un signe. Je suis là ! Viens près de moi ! J'ai besoin de toi ! Elle va s'asseoir et m'attendre. Plus les minutes vont passer et plus elle va douter. C'est comme cela que je réagirais moi ! Ne doute pas ! Je reviens, promis. Allez ! Bouge bon sang ! Bouge ! Je n'y arrive pas. Plus rien ne répond.

 

J'entends une sirène. Les pompiers arrivent. Peut-être l'a-t-elle entendue aussi. Peut-être va-t-elle comprendre. C'est moi ! C'est pour moi ce tintamarre. « Monsieur, comment allez-vous ? Monsieur, vous m'entendez ? Bougez un doigt si vous pouvez. Est-ce que vous m'entendez monsieur ? Clignez d'un œil si vous m'entendez ». Mais si je pouvais faire quoi que ce soit mon cher sauveur, je serais déjà bien loin de là. Je serais dans ses bras. Je l'embrasserais tendrement, lui ferais l'amour. Nous passerions une partie de la journée couché. Nous irions nous promener dans le parc d'à côté. Nous flânerions dans les allées, l'un contre l'autre. Serrés. Enlacés. Nous nous asseyerions sur un banc. Quelques baisés puis reprendrions notre chemin jusqu'au petit troquet, au bout du parc. Nous prendrions un café sous les mûriers. Je lui tiendrais la main. Nous échangerions des regards, des mots doux. Nous parlerions de demain. Nous profiterions de l'instant présent. Peut-être irions -nous dîner en ville. Où peut-être rentrerions -nous tout simplement à mon appartement poursuivre nos conquêtes amoureuses.

 

Je n'ai plus froid. Je me sens bien tout à coup. Peut-être vais-je pouvoir me lever et rentrer. Vous avez-réussi à me soigner monsieur le pompier ? Aidez-moi à me mettre debout maintenant. Non, ce n'est pas ça. Je n'entends même plus le moindre bruit maintenant. Mais comment vais-je pouvoir lui parler en rentrant ? Je veux entendre sa voix, cette si jolie voix qui tant de fois m'a fait frissonner. Que se passe-t-il ? Ma vue se brouille. C'est comme si un rayon de soleil me tapait dans les yeux. Je ne vois plus rien. Aveugle ? Non, je veux encore pouvoir la déshabiller du regard. Je veux pouvoir fixer ses yeux bleus, essayer de deviner ce qu'elle pense. Je ne suis plus rien et pourtant je me sens bien. J'ai l'impression que mon corps s'éteint. Je n'arrive même pas à en pleurer. Je n'ai plus de larme. Elle va me manquer. Non, puisque je ne serai plus. Je vais lui manquer. Sans doute. J'espère. « Non, égoïste ! Vit ma belle ». J'aimerais la serrer dans mes bras une dernière fois. C'est ça la mort ! C'est long ! Tant mieux ! J'ai le temps de penser à elle. « Ne m'oublie pas !  Si ! Excuse-moi ! Penses à toi. Nous aurons vécu un moment très agréable ensemble. Cela fera partie de ta vie. Mais ce n'en sera qu'un moment. Vit ma belle ! Je pars en t'aimant. J'emmène ton amour du moment avec moi. Ne m'en veut pas de te faire souffrir d'un départ si rapide. Ne m'en veut pas de terminer notre histoire comme cela. Ton amour m'a donné des ailes. J'ai oublié le reste. Il n'y a que toi. Il n'y avait que toi. Je m'envole ».

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 10:18

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